Une vision de la diversité que recelle cet amas de matière auquel la gravité nous attire...
Le Paraguay est un petit pays de 6 millions d’habitants seulement, 600 000 pour sa capitale Asunción. Il est plat et n’a rien de l’extravagance géologique de ses voisins Brésiliens et Argentins. Dans la moitié nord du pays, el Chaco (immense désert assez verdoyant qui s’étend aussi au nord de l’Argentine) est quasi inhabité. Les routes, dont le réseau est assez restreint, sont de piètre qualité. Même dans les villes, dès que l’ont sort de l’axe principal, on se demande qui détruit le plus les amortisseurs des voitures (déjà bien fatigués) : les crevasses des routes de terres ou les bosses du pavé jadis posé hâtivement!? Cà et là, des jeunes avec des pelles et brouettes simulent un travail de restauration, ils passent en fait la majeure partie de leur temps à demander aux conducteurs compatissants quelques centaines de « Guaranis » (On en a 6400 pour un Euro).
Je suis choqué par le fossé de pauvreté qu’il y a entre ce Pays et le Brésil d’où je viens de passer un mois. Aux feu rouges par exemple, on n’a pas de répit entre les enfants qui viennent mendier (pieds nus et en aillons), les laveurs de pare-brise (qu’un coup de balai d’essuie glace fait fuir) ou les vendeurs ambulant de légumes, cotons-tiges, glaçons etc… L’économie du pays est basée sur la culture (du soja principalement) et la vente de l’électricité produite dans son barrage immense, dont la visite m’a fasciné ! Récemment détrôné de son titre de « plus grand du monde » par les chinois, «Itaipu» a été fait en partenariat avec le Brésil et a nécessité 210 fois la quantité de béton du mythique stade Maracaña et 380 fois le fer de la tour Eifel ! Dans le sud, les pourtant splendides ruines des Missions jésuites d’antan ne suffisent pas à ameuter les touristes et le secteur décolle lentement (de 1609 à 1763, cette theocratie catholique utopiste attirait les Indiens désireux d'éviter la pression des colonisateurs Portugais et Espagnols).
J’ai vraiment senti une nette identité Paraguayienne qu’ils affirment fièrement dans leurs chansons populaires, qui sont musicalement riche : harpe, guitare, flûte, accordéon… le style fait un peu penser à nos bals de village ! Les paroles ne tarissent pas d’éloges pour leurs femmes, qui ont de beaux traits indiens marqués, et la joie de vivre que l’on ressent dans ce bon vieux pays. C’est du moins ce que l’on m’a traduit car la moitié des paroles sont en Guarani.
Ils sont 64% à parler seulement le Guarani (homonyme de la monnaie et de leur Culture en général) et le reste passe à l’espagnol en plein milieu de phrase sans aucun problème ; du moins pour eux ! Fait surprenant: le Guarani est la seule langue locale à être langue officielle dans une nation d'Amerique Latine! Ils m’ont appris les mots les plus important (comme "bonjour", "merci" ou "vous êtes très jolie" :p) et m’ont parlé de leur passion au cours de ces « moments Téréré » ou comme à cet "Asado" festif (Barbecue) auquel j’ai été chaleureusement acceuilli (voir section Fotos).
Encore de très belles rencontres et expériences dans ce pays où j’ai maintenant des amis.
Ma bonne étoile me suit toujours en Argentine, où je suis en train de passer des moments très intenses !! Affaire à suivre…
Jey